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Versailles +
Les nouvelles de Versailles

Au lendemain du second tour des municipales à Versailles, je voulais saluer la victoire de François de Mazières et lui adresser mes plus sincères félicitations ainsi qu’à toute son équipe.
 
C’est une magnifique victoire pour Versailles et son avenir, face au sectarisme, à l’incompétence de certains, le dénigrement d’autres et la diffamation des plus virulents.
 
Une victoire qui me laisse penser que tout est encore possible pour les gens de bonne volonté, qui ont encore des convictions et un grand dynamisme pour fédérer et oser.
 
François incarne non seulement un nouveau souffle pour Versailles mais aussi l’espoir qu’il est encore possible de mener un combat, en dehors d’appareils politiques, dans la dignité et la sincérité.
 
Je suis ravi que les versaillais aient entendu son message et se soient prononcés pour un homme de valeurs, de courage qui a su avec énergie, proposer un projet répondant à leurs attentes et s’entourer d’une équipe pourvue d’une grande cohésion et riche de compétences.
 
Je souhaite également au nom du Cercle de Réflexion Politique, lui adresser les plus vives félicitations qui m’ont été transmises par beaucoup de membres. Il a su séduire notre cercle par ses qualités humaines mais aussi par sa volonté de faire de la politique autrement, élément crucial que notre cercle s’attache à promouvoir.
 
Encore Bravo et je vous souhaite à tous, tous mes vœux de succès dans cette nouvelle aventure.
 
 
Olivier de LA FAIRE
 
 
 
    
Plus de 110 personnes présentes
à Versailles, le mercredi 13 février 2008,
en présence de François de MAZIERES,
candidat à la mairie de Versailles
 
On disait que la politique n’intéressait plus les gens ! Plus de 110 personnes, des jeunes couples, des célibataires, des hommes et des femmes de plusieurs générations et sans appartenance politique particulière, se sont retrouvées, pour participer à notre cinquième évènement sur le thème de la « La Ville : Modernité et Tradition », autour de personnalités de la société civile et politique.
 
Un vif succès tout comme les précédents évènements avec Gérard Larcher et Valérie Pécresse. Il faut retenir de ces soirées une véritable envie des participants d’aborder la politique autrement, par des actions concrètes et pragmatiques avec la volonté d’obtenir une information entière et sincère et à la fois de dialoguer et échanger dans une ambiance conviviale et chaleureuse.
 
Nous avons abordé notre thème sous un angle projet, avec un urbaniste reconnu, Jean Marie ROUSSEAU, Président du groupe BETOM, pour évoquer l’influence des projets immobilier sur une ville et la nécessité d’aborder les projets dans une programmation d’ensemble. Une deuxième intervention avec Laurent DELAPORTE, N°2 de Microsoft France, a mis en lumière les enjeux de la nécessité du développement économique pour une ville, au travers d’exemples concrets de villes qui ont réussies à attirer et développer leur activité économique.
 
En deuxième partie de soirée, François de MAZIERES est intervenu pour répondre aux problématiques posées précédemment et faire part de son projet pour Versailles. Il a notamment exposé sa vision de la ville et sa volonté d’en faire un pôle d’attraction pour les entreprises, de toute taille (start-up ou grandes entreprises).
 
Notre Cercle a pour ambition de revaloriser la politique et de la rendre plus accessible en l’abordant différemment. C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité inviter François de MAZIERESqui a su, une fois encore, séduire son public venu sans apriori, mais comme l’esprit du cercle à la recherche de sincérité et convictions.
 
Plusieurs témoignages ont également été rendus et je suis intervenu en introduction pour témoigner sur ma conception de la politique, que je souhaiterais plus morale et davantage tournée vers l’intérêt général plutôt que sur des hommes et des partis. J’ai réitéré l'idée de développer des primaires dans la majorité afin de choisir notre candidat plutôt que de se le voir imposer et de devoir toujours voter pour le moins pire. Le coup de théâtre de Neuilly en est le meilleur exemple. Je pense toutefois que même si Versailles semble moins menacé par la gauche, un sondage risquerait fortement de faire aussi basculer l’étiquette.
 
Jean Baptiste GIRAUD, fondateur de Versailles + et entrepreneur né, est également intervenu pour évoquer un certains nombres de projets ambitieux pour Versailles et préciser les raisons de son soutien à François de MAZIERES.
 
Enfin une intervention plus politique d’Erwan Toullec, jeunes candidat aux élections cantonales sur le canton de St Nom la Bretèche, a justifié son choix de se présenter sous l’étiquette de la majorité présidentielle, avant d’apporté son soutien à François de MAZIERES, un ami dans la vie comme en politique.
 
Une fois encore, notre grande famille politique se prive de cette génération de quadra audacieux volontaire et dévouée, pour préserver sa machine à gagner les élections, plutôt que de coacher ses talents et défendre ses valeurs.
 
 
Cette rencontre était à l’initiative du Cercle de Réflexion Politique, créé en 2006 par Olivier de LA FAIREet quelques amis. Le CRP a la volonté de démontrer l’implication d’une tranche d’age et d’une population sous représentée dans le débat politique et qui souhaite s’investir, défendre des convictions et faire émerger des propositions ambitieuses pour contribuer à construire notre avenir.
 
 
 

 

 

Mes cher(e)s ami(e)s,

 

 

Au lendemain du premier tour des élections présidentielles 2007, je me permets de vous écrire à nouveau pour qu’ensemble nous puissions défendre nos convictions et encore une fois nous tourner vers une solution qui ne peut certes être idéale à tout le monde mais très certainement la plus proches de notre volonté d’agir pour notre pays.

 

 

La richesse du CRP est cette rencontre de personnes d’horizons politiques différents même s’ils sont plus sensiblement de droite. Cette force nous devons la conserver parce que notre vocation est davantage dans le débat d’idées et dans la construction d’une force de propositions que dans l’action partisane.

 

 

Toutefois il y a des évènements que nous ne pouvons pas négliger et qui pourraient aller dans le sens opposé à nos valeurs. C’est pourquoi j’ai choisi de m’exprimer avec tous mes amis du bureau du CRP, pour le second tour, en faveur de Nicolas SARKOSY, de lui apporter notre soutien et notre ferveur.

 

 

A mes amis du CRP qui ont portés leurs suffrages à Jean Marie LE PEN, François BAYROU ou un autre candidat ou une autre candidate je tiens à leur dire mon profond respect pour leur engagement. Je n’ai pas l’ambition de vous faire changer d’idée, bien au contraire mais je souhaite que nos différences soient constructives et cela n’en prend pas le chemin avec Ségolène ROYAL au pouvoir.

 

 

L’impulsion des actions de l’état est donnée par le Président de la République, plutôt que de laisser faire, nous devons être acteur, défendre nos idées au sein de la majorité et c’est pour cela que je vous invite à vous mobiliser en faveur de Nicolas SARKOSY plutôt que par une abstention ou un vote d’opposition.

 

 

Pour que nos idées soient développées, entendues, défendues je vous remercie pour votre soutien

 

 

Rien n’est acquis,alors osons gagner par nos idées.

 

 

 

Olivier de LA FAIRE

 

Le Président

 

Et toute l’équipe du CRP

 

 

 

 

PS : N’hésitez pas à échanger sur le Blog et donnez vos réactions...

 

 

 

www.cercledereflexionpolitique.blog.fr

 

 

 

Bonjour à tous,

 

 

Vous connaissez mon engagement politique et à quelques jours du premier tour, je me permets de vous écrire pour vous encourager dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle.

 

 

Les votes Bayrou et Le Pen prennent de l’ampleur et il est important de mesurer leurs conséquences pour notre Pays.

 

 

François Bayrou aurait oublié de demander à ses électeurs s’ils étaient d’accord pour passer au centre gauche, ces électeurs qui ont votés en 2002 pour une majorité présidentielle de droite. Comment pourrait-il gouverner avec un premier ministre de Gauche, une politique d’action serait-elle basée sur un programme affiné en fonction des résultats du premier tour…

 

 

Le vote Jean-Marie Le PEN a longtemps été justifié parce qu’aucun autre politique ne parlait d’immigration, d’insécurité, de la famille, de religion et de l’identité française. Aujourd’hui, Nicolas SARKOZY en parle et reste le seul à pouvoir mettre en application ces convictions qui vous sont aussi chères. Vous savez comme moi que Jean-Marie Le PEN ne gagnera pas second tour et qu’en aucun cas, Ségolène ou Bayrou vous combleront sur ces sujets.

 

 

Je vous invite à ne pas vous tromper de suffrage et à défendre nos idées de droite dès le premier tour avec la personne qui en est la plus proche et qui est surtout susceptible et capable d’être le Président de la France.

 

 

Je crois que Nicolas SARKOZY est le seul à ouvrir les débats sur des sujets tabous.  Le seul aujourd’hui à pouvoir lancer de grandes réformes nécessaires pour restructurer les services publics, encourager les entreprises à créer davantage de richesses et donner aux Français le plein emploi et davantage de moyens. Le seul qui puisse accompagner le développement économique de notre pays en France et à l’étranger. Le seul à oser vouloir remettre au premier plan nos valeurs fondamentales…

 

 

Ne vous trompez pas !!

 

 

N’ayons pas peur d’avancer ensemble, avec nos différences, mais surtout pour défendre nos convictions et réussir ce que nous souhaitons de mieux pour notre pays.

 

 

Bien amicalement.

 

 

Olivier de LA FAIRE

 

06.31.06.38.03

 

olivier.delafaire@neuf.fr

 

 

 

Vous voulez en savoir plus :

 

 

1.   Je vous invite à consulter le programme de Nicolas Sarkozy sur les clips vidéo sur son site « Sarkozy.fr » : http://www.sarkozy.fr/video/index.php?intChannelId=25

 

Ecoutez son discours du 17 avril à Issy les Moulineaux…

 

 

2.   Pour ceux qui hésitent encore, voici l’article de Nicolas Sarkozy paru Jeudi 19 avril 2007 dans Famille Chrétienne,

 

 

Nicolas Sarkozy

 

Jusqu'au bout de la campagne, le candidat de l'UMP sera resté en position de favori. Partisan d'une droite décomplexée et volontaire, il assume des valeurs dites traditionnelles tout en se montrant sensible aux revendications de certains lobbies. L'essentiel, pour lui, étant de remettre la France au travail au nom d'une culture de l'effort et du résultat.

 

Samuel Pruvot, avec Guillaume Tabard

 

En quel sens la famille est-elle, pour vous, essentielle à la cohésion sociale ?

 

Dans un monde de plus en plus incertain, où l'avenir n'est plus perçu comme une espérance, mais comme une menace, où l'intérêt immédiat de l'individu prime de plus en plus sur celui de la collectivité, les familles offrent un espace de protection, de solidarité, d'amour, qui est essentiel à la cohésion sociale. Je veux les aider à mieux affronter les évolutions de notre société, en accompagnant leurs besoins et leurs transformations, dans le respect des valeurs sur lesquelles elles reposent.

 

Vous souhaitez accorder une allocation familiale dès le premier enfant. Est-ce que cela va se faire au détriment des familles nombreuses ? Envisagez-vous de mettre les allocations familiales sous condition de ressources ?

 

Je fais ce constat simple : pour avoir plusieurs enfants, il faut commencer par en avoir un ! Or le premier enfant représente souvent, pour de jeunes ménages débutant dans la vie, une charge financière très lourde. Je veux donc que les familles puissent bénéficier du versement d'allocations familiales dès le premier enfant.

 

Pour le reste, je n'entends rien modifier aux conditions actuelles d'octroi des allocations familiales.

 

Vous estimez que la droite s'est trompée en s'opposant au Pacs. Faut-il en conclure que la distinction gauche-droite est périmée sur les questions de mœurs et de société ?

 

Au contraire ! Si je dis depuis huit ans que la droite s'est trompée en s'opposant au Pacs, c'est parce qu'en niant la réalité des couples homosexuels et la sincérité de l'amour qui les unit, nous avons laissé les autres définir à notre place ce que devait être la famille.

 

La droite doit montrer que les valeurs qu'elle défend pour la famille ne sont pas incompatibles avec les évolutions de la société. C'est ce que je fais en proposant une union civile pour les couples homosexuels, qui n'est ni un mariage, ni un passeport pour l'adoption, mais une forme de reconnaissance sociale de leur désir de vivre ensemble.

 

Vous êtes opposé aujourd'hui au mariage homosexuel, mais vous proposez une "union civile homosexuelle" ; vous êtes hostile aujourd'hui à l'adoption par des couples de même sexe, mais quelle est la garantie que demain vous ne changerez pas d'avis ?

 

S'il y a bien un défaut qu'on ne me prête pas, c'est celui d'être versatile ! Mes convictions sont fondées sur des valeurs ; pour les défendre, je ne peux cependant rester sourd aux évolutions de la société. Je suis attaché à l'institution du mariage, au modèle familial composé d'un père et d'une mère, mais je ne peux nier l'existence de l'amour homosexuel, ni le fait que certains couples homosexuels élèvent déjà des enfants.

 

L'union civile que je propose aux couples homosexuels répond à leur demande de reconnaissance et de protection. Elle ne remet pas en cause l'institution du mariage et n'ouvre pas droit à l'adoption, ni à la filiation qui doit rester fondée, selon moi, sur la différence sexuelle.

 

De même, le statut de beau-parent, qui pourra s'appliquer dans les familles homoparentales et les familles recomposées, a pour objet de protéger juridiquement les liens incontestables qui peuvent s'établir entre un enfant et l'adulte qui l'élève, même s'il n'est pas son parent biologique.

 

Cette "union civile homosexuelle" en mairie entraînerait une égalité fiscale, sociale et patrimoniale totale avec les couples mariés. N'est-ce pas risquer de tuer le mariage civil républicain ?

 

Au contraire, je reste l'un des seuls à défendre la préservation du mariage civil tel qu'il existe aujourd'hui. Le mariage civil actuel est une institution juridique dont l'un des rôles essentiels est de protéger les enfants nés de l'union. Cela a pour conséquence que seul le mariage conduit à une présomption de paternité et permet l'adoption simple de l'enfant de son conjoint.

 

C'est là une différence essentielle avec l'union civile, qui ne concernera que les droits du couple et n'ouvrira droit ni à l'adoption ni à la filiation.

 

Sur RTL, Mgr Vingt-Trois s'est ému de vos propos sur le déterminisme des pratiques pédophiles. Est-ce un malentendu ?

 

Je ne considère pas que la pédophilie soit une pratique sexuelle, qu'elle se réduise à une question de mœurs. La pédophilie est un crime et il faut, à mes yeux, être profondément perturbé psychologiquement ou psychiatriquement pour éprouver l'envie d'avoir des relations sexuelles avec des enfants, au surplus sous la contrainte et parfois dans sa propre famille.

 

Je tiens à insister sur ce point parce qu'on m'a fait un mauvais procès : les uns, parce qu'ils ne supportent pas le débat ; les autres, certainement les plus nombreux, parce que tout est bon à prendre pour caricaturer mes propos. Mais à force de procéder ainsi, on prive les Français de débats et on ouvre la voie à tous les extrémismes.

 

Vous estimez que l'Éducation nationale est "prisonnière des vieilles recettes". Quelle est la vôtre pour enrayer l'échec scolaire et la violence ?

 

L'école est surtout prisonnière d'une idéologie folle, celle qui a décrété qu'il fallait mettre l'élève à la place du maître, et les parents au niveau des enfants.

 

Ma recette tient en deux mots : la liberté et le travail.

 

Comptez-vous faire sauter les 20 % de postes accordés au privé qui interdisent à l'école catholique de répondre à sa mission ?

 

Cette règle est issue d'un accord tacite qui a permis de mettre fin à la guerre scolaire de 1984. Celle-ci n'avait pas été déclenchée par l'école libre, c'est le moins que l'on puisse dire, mais je suis attaché à ce qu'on ne la réveille pas. Je ne remettrai donc pas en cause cet équilibre au niveau national.

 

En revanche, je pense que l'application de cette règle au niveau local devrait être plus souple, pour permettre à l'Enseignement sous contrat de mieux répondre à la demande des familles et de s'implanter dans les zones où il est peu présent. Je pense notamment aux Zones d'éducation prioritaires, où il pourrait être présent aux côtés de l'Enseignement public pour lutter contre l'échec scolaire.

 

Vos rapports avec l'Église catholique ont été conflictuels sur l'immigration. Estimez-vous cependant qu'elle peut apporter quelque chose dans le débat public ?

 

J'ai écrit dans La République, les religions, l'espérance que je considérais que les religions étaient utiles à la société. On me l'a suffisamment reproché !

 

Je pense qu'il est fondamental que les religions - et notamment dans notre pays la religion catholique - participent aux grands débats de société. Elles apportent une dimension morale et métaphysique essentielle à nos questionnements.

 

S'agissant de l'immigration, l'Église catholique est dans son rôle en rappelant l'exigence d'ouverture, d'accueil, de protection des persécutés. Mais je suis dans le mien en disant qu'il faut agir de manière responsable.

 

La solution aux problèmes de l'immigration ne peut pas être dans la suppression totale des frontières, qui mettrait en péril tous nos équilibres sociaux. Elle est dans la maîtrise des flux, dans l'intégration, et dans le co-développement.

 

Quelle est, à vos yeux, la part du christianisme dans l'identité nationale ?

 

Elle est évidemment déterminante. Le christianisme a vu naître notre nation. Il a participé aux plus grandes heures de son histoire, et aussi parfois à ses drames. Il a couvert notre territoire d'églises, de cathédrales, de monuments. Il nous a surtout légué un immense patrimoine de va-leurs culturelles, morales, intellectuelles et spirituelles.

 

Depuis, ces valeurs ont été laïcisées. Leur origine judéo-chrétienne n'en est pas moins incontestable. Le christianisme participe donc de manière essentielle à l'identité nationale.

 

Lors de l'affaire de Saint-Astier, vous avez souligné le caractère intolérable de la souffrance des malades en fin de vie. Est-ce un signal à l'adresse des lobbies pro-euthanasie ?

 

Je ne suis proche d'aucun lobby, surtout lorsqu'il s'agit de sujets aussi graves. Simplement, je comprends la détresse de ceux qui souffrent.

 

La loi du 22 avril 2005, dite "loi Leonetti", a donné aux médecins un cadre juridique pour éviter un acharnement thérapeutique déraisonnable. Elle a également confirmé l'importance qu'il faut accorder aux soins palliatifs. Mais deux ans après son adoption, un tiers seulement des personnes qui auraient droit à des soins palliatifs en bénéficie.

 

C'est pourquoi ma priorité, si je suis élu, sera de donner aux hôpitaux les moyens adéquats pour développer les soins palliatifs. Il faut les généraliser, y former le personnel médical, et ensuite évaluer la situation. Je souhaite que nous abordions cette question en prenant tout le temps et le recul nécessaires.

 

 

 

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L'Etat consacre 2 milliards par an à mal gérer ses 28 000 immeubles

LE MONDE | 07.07.05 | 17h46  •  Mis à jour le 07.07.05 | 17h46

 

 

 

 

  

 

Les députés de la mission d'évaluation et de contrôle (MEC), sous la houlette de Georges Tron (UMP, Essonne), n'ont pas ménagé leurs critiques dans leur rapport sur la politique immobilière de l'Etat, rendu public mercredi 6 juillet. Les derniers chiffres évaluent les propriétés de l'Etat à 28 000 immeubles, d'une valeur de 32,7 milliards d'euros, un recensement qui ne prend pas en compte les 30 000 immeubles occupés par des établissements publics.

 

 

L'Etat gère mal ses locaux : le constat est loin d'être nouveau, comme l'atteste une multitude de rapports, tel celui d'Olivier Debains, remis à Jean-Pierre Raffarin, alors premier ministre, en décembre 2003, et de nombreux audits de la Cour des comptes sur tel ou tel ministère, la culture en 2002, la justice en 2003, les affaires étrangères en 2004, ou encore la Banque de France en 2005.

 

L'Etat consacre 2 milliards à mal entretenir ses bâtiments alors qu'une meilleure anticipation dans sa gestion lui permettrait d'économiser la moitié de ce montant. Mais, surtout, les locaux sont sous-utilisés. Le rapport Tron cite ainsi des exemples éclairants, comme cet immeuble de la rue La Pérouse dans le 16e arrondissement de Paris, utilisé à 10 % de sa capacité par des services du Quai d'Orsay. "On pourrait économiser 5 milliards d'euros par an en réduisant les superficies occupées par les différents services" , soutient M. Tron. Hélas, non seulement les besoins des services ne diminuent pas mais ils s'accroissent : entre mars 2000 et octobre 2003, l'Etat a, selon le rapport, acquis 660 000 mètres carrés en Ile-de-France, dont 188 000 à Paris intra-muros, un chiffre que conteste cependant le service des domaines.

 

"En matière de gestion immobilière, nous avons entre dix et quinze ans de retard par rapport aux pays voisins, et de telles carences ne sont plus acceptables" , écrivent les auteurs du rapport. "L'Etat peut, bien sûr, rester propriétaire d'une grande partie de son patrimoine mais il doit se dessaisir des biens vacants ou sous-utilisés et envisager la location de ses locaux, qui offre plus de souplesse."

 

Le programme de ventes a, lui, pris un retard considérable : seuls 160 millions d'euros ont été récupérés en 2004, et même 137 millions d'euros en recettes nettes, contre les 500 millions d'euros attendus dans la loi de finances pour 2004. L'année 2005 ne se présente guère mieux, mais le ministre délégué au budget, Jean-Francois Copé, escompte faire rentrer 600 millions d'euros dans les caisses d'ici à la fin de l'année.

 

LES DOMAINES CRITIQUÉS

 

Le rapport parlementaire souligne aussi le manque de professionnalisme du service des domaines chargé de l'expertise et de la vente des biens de l'Etat. Une première vague d'une dizaine d'immeubles fait, par exemple, ces jours-ci, l'objet d'un appel d'offres par voie de presse ­ annonce parue dans L e Figaro du 9 juin et sur Internet ­ mais les informations techniques sur la présence ou non d'amiante, sur l'entretien du bâtiment, ainsi que les données juridiques sont largement incomplètes. "C'est un détail mais les investisseurs intéressés, souvent des étrangers, ne peuvent pas visiter les locaux lors de leur passage à Paris, faute de disponibilité ! Il n'est par ailleurs pas sain que le même service, celui des domaines, soit à la fois l'expert chargé d'évaluer les immeubles et le vendeur qui récupère le prix de cession" , fait remarquer Alain Béchade, directeur adjoint de BNP-Paribas Immobilier, le plus important cabinet de conseil en immobilier d'entreprise.

 

Autre critique : lorsque l'Etat vend des immeubles occupés par ses services, il impose des loyers inférieurs au marché et s'octroie des avantages exorbitants, comme une clause de possible résiliation unilatérale du bail, ce qui entraîne une décote de 15 % à 20 % du prix.

 

Ces ventes doivent, en outre, se faire avec l'accord des collectivités locales. Or celles-ci bénéficient à la fois d'une priorité lors de la mise en vente et d'un droit de préemption leur permettant de se substituer à un éventuel acquéreur, sans oublier les contraintes qu'elles peuvent imposer à un permis de construire dans leur plan local d'urbanisme (PLU). Les négociations ont, par exemple, été ardues, à Paris, à propos de la récente mise en vente d'un immeuble des douanes avenue Octave-Gréard, dans le 7e arrondissement, où la Mairie voulait imposer 25 % de surfaces destinées à l'habitat social.

 

VOLONTÉ POLITIQUE

 

"Pour accélérer les cessions et rationaliser l'utilisation des locaux, analyse M. Tron, il faut d'abord une forte volonté politique, défendue par un comité de pilotage associant administration, parlementaires et professionnels de l'immobilier. Le bras exécutif pourrait être le service des domaines, à condition qu'il soit plus indépendant, notamment qu'il soit détaché de la direction générale des impôts et rattaché au ministre chargé de la politique immobilière, et qu'il se professionnalise. Chaque ministère doit se doter d'une véritable direction de l'immobilier : la gestion des locaux du ministère de l'équipement, par exemple, est actuellement éclatée entre sept services différents !"

 

Les parlementaires proposent aussi des mesures incitatives, comme la restitution de 85 % du prix de vente aux services qui se dessaisissent de leurs locaux devenus inutiles, les 15 % restants allant au désendettement de l'Etat. Pour responsabiliser ces entités, ils envisagent de leur faire payer un loyer, compensé par une dotation budgétaire supplémentaire. En guise d'encouragement à faire des économies, la dotation resterait identique même si la charge locative diminue en cours d'année. En attendant ces réformes, les investisseurs, notamment des fonds étrangers comme l'italien Generali, l'américain General Electric ou la foncière britannique Hammerson, toujours à l'affût de beaux immeubles franciliens, sont dans les starting-blocks.

 

Isabelle Rey-Lefebvre

 

Article paru dans l'édition du 08.07.05

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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